L'arbre d'Anne Frank

Pendant l’occupation allemande, Anne Frank était cachée avec sa famille dans une maison d’arrière cour, Prinsengracht, dont les fenêtres ont été dissimulées. On pouvait seulement regarder au dehors par la fenêtre du grenier qui donnait directement sur la couronne d’un vieux marronnier. Anne Frank a décrit cela dans son journal. C’était sa seule participation possible au monde extérieur. L’arbre était pour elle un symbole d’espérance et de liberté.

En 2008, le gouvernement de la ville d’Amsterdam Centre voulait abattre ce marronnier atteint par l’âge. Les habitants du quartier soutenus de spécialistes d’arbres monumentaux de nombreux pays, ont vigoureusement protesté. Une dure et longue bataille a commencé qui finalement a réussi. Cet arbre, signe vivant de mémoire de la persécution des Juifs, a été sauvé, et se dresse toujours dans la cour intérieure.

L‘arbre d‘Anne Frank est apparemment plus fort que prévu. Le test de résistance à la tempête, réalisé le 20 novembre, montre que l‘arbre est deux fois plus fort que ce qui est recommandé, pour la sécurité. Il est prouvé qu‘il n‘y a pas de véritable danger de chute pour le moment.

C‘est pour cette raison que le juge a conclu que la décision de la mairie d‘abattre l‘arbre d'urgence était prématurée et qu‘il a accordé le temps nécessaire pour terminer les recherches sur les possibilités de le sauvegarder. Récemment, plusieurs experts de réputation internationale ont examiné le marronnier en constatant qu‘il a vigoureusement réagi à l‘élagage de sa cime en 2005. L‘arbre présente des infirmités liées à la vieillesse mais il n‘est pas du tout en phase terminale. Ce vieillard vigoureux pourrait encore vivre quelques décennies.